Partir en promenade avec son chien, c’est profiter de la nature, découvrir de nouveaux sentiers et partager de beaux moments avec son compagnon.
Que ce soit pour une petite marche en forêt, une randonnée en montagne ou une sortie pendant les vacances, on pense généralement à plusieurs choses avant de partir. Mais pense-t-on toujours à apporter suffisamment d’eau pour notre chien ?
Je dois l’avouer : même après toutes ces années passées avec mes chiens, il m’arrive encore de l’oublier !
Pourtant, certaines expériences restent gravées dans notre mémoire et nous rappellent l’importance de prévoir de l’eau pendant les activités physiques.
J’aimerais vous raconter deux souvenirs : l’un avec Opale, ma Bouvier bernois, dans les sentiers du Cap Tourmente, et l’autre avec Falco, mon Schipperke, lors d’une randonnée en Gaspésie.
Pourquoi l’eau est-elle si importante pour les chiens ?
Tout comme nous, les chiens ont besoin d’eau pour assurer le bon fonctionnement de leur organisme.
L’eau joue plusieurs rôles essentiels :
- Réguler la température corporelle : les chiens évacuent une partie de leur chaleur en haletant.
- Favoriser la digestion : elle participe au transport et à l’absorption des nutriments.
- Soutenir les organes : elle contribue à la circulation sanguine et à l’élimination des déchets.
- Maintenir une bonne hydratation : elle permet à l’organisme de fonctionner normalement, même pendant l’activité physique.
Les besoins en eau varient selon la taille du chien, son alimentation, son âge, son état de santé, la température extérieure et l’intensité de l’effort.
Un chien peut avoir besoin de boire davantage après une longue randonnée, même lorsque la température semble agréable.
C’est pourquoi il est important de prévoir de l’eau potable, particulièrement lorsque les promenades se prolongent ou deviennent plus exigeantes.
Un souvenir marquant avec Opale, au Cap Tourmente
Je me souviens encore très bien d’une promenade avec ma nièce et Opale dans les sentiers du Cap Tourmente, à Saint-Joachim.
Nous marchions en forêt lorsque, à un certain moment, j’ai remarqué qu’Opale respirait beaucoup trop rapidement.
Elle haletait de façon inhabituelle et semblait vraiment inconfortable.
Je voyais bien que quelque chose n’allait pas.
Le problème, c’est que je n’avais pas apporté d’eau.
Il nous restait environ une dizaine de minutes de marche pour rejoindre la voiture. Dans son état, cela me paraissait beaucoup trop long.
Ma nièce connaissait beaucoup mieux que moi les sentiers du Cap Tourmente. Je lui ai donc demandé de trouver rapidement un point d’eau pour qu’Opale puisse se rafraîchir.
Heureusement, elle a repéré un petit cours d’eau.
Et là, je me rappelle très bien qu’Opale ne s’est pas fait prier pour entrer dans l’eau !
Elle y est restée debout, presque immobile.
Je la revois encore aujourd’hui.

Je n’ai malheureusement aucune photographie de ce moment précis, mais cette scène est restée gravée dans ma mémoire.
Je ne pourrais pas dire combien de temps elle est restée dans l’eau, ni exactement ce qui lui est arrivé ce jour-là. Était-ce la chaleur, l’effort ou autre chose ? Je ne le sais pas.
Mais je me souviens très bien de mon inquiétude en la voyant respirer si rapidement et du soulagement que j’ai ressenti lorsqu’elle a pu se rafraîchir.
Cette promenade m’a fait réaliser qu’une situation peut devenir préoccupante, même dans un endroit où l’on se sent en sécurité.
Une autre aventure avec Falco, cette fois en Gaspésie
Les années ont passé depuis cette promenade avec Opale, mais il m’arrive encore d’oublier certaines choses lorsque je pars à l’aventure.
Lors de notre voyage en Gaspésie, Pierre, Falco et moi avons entrepris la montée du mont Saint-Joseph, à Carleton-sur-Mer.
J’avais pourtant une gourde spécialement conçue pour Falco depuis au moins un an.
Le problème ? Je l’avais complètement oubliée !
Et nous n’avions pas prévu d’eau pour nous trois.
C’est finalement au sommet du mont Saint-Joseph que j’ai acheté une bouteille d’eau réutilisable pour que nous puissions boire.

Mais comment faire boire Falco sans sa gourde et son petit récipient ?
Nous avons trouvé une solution bien simple : Pierre versait de l’eau dans le creux de mes mains, et Falco venait y boire.
Je peux vous dire qu’il avait soif !
Cette petite scène me fait encore sourire aujourd’hui. Nous avions finalement de l’eau, mes mains servaient de bol et Falco pouvait enfin se désaltérer.
Aujourd’hui, j’ai toujours cette même gourde pour Falco et je pense à l’apporter plus souvent, notamment lorsque je descends chez mon père, à Saint-Joachim.
Cette aventure m’a rappelé une chose toute simple : ce n’est pas parce qu’on possède le bon équipement qu’on pense nécessairement à l’apporter !
Les avantages d’une gourde pour chien
Une gourde spécialement conçue pour les chiens est un accessoire pratique qui facilite les sorties.
Avoir de l’eau potable à portée de main
Pendant une randonnée, on ne sait pas toujours où trouver de l’eau.
Et même lorsqu’on croise un ruisseau, une flaque ou un petit lac, cette eau n’est pas nécessairement propre à la consommation.
Une gourde permet de proposer à son chien de l’eau potable que l’on a apportée.
Réduire les risques liés aux eaux contaminées
Les flaques d’eau stagnante et certains cours d’eau peuvent contenir des bactéries, des parasites ou des substances nuisibles.
Il est donc préférable de ne pas compter sur ces sources pour hydrater son chien.
Disposer de sa propre réserve d’eau constitue une précaution supplémentaire.
Faciliter les pauses pendant les promenades
Plusieurs gourdes possèdent une petite coupelle ou un bol intégré.
Selon le modèle, il suffit d’appuyer sur un bouton ou d’ouvrir un système de distribution pour permettre au chien de boire.
C’est particulièrement pratique lorsqu’on souhaite faire une pause sur un sentier.
Transporter l’eau plus facilement
Les gourdes pour chiens sont généralement conçues pour être transportées facilement dans un sac ou attachées à un sac à dos.
Cela évite d’apporter séparément une bouteille et une gamelle.
Certains modèles permettent aussi de récupérer l’eau non utilisée. Toutefois, si l’eau a été en contact avec la salive du chien, il est préférable de ne pas la remettre dans le réservoir d’eau propre.
Comment choisir une gourde pour son chien ?
Il existe plusieurs modèles sur le marché, mais certains éléments méritent notre attention.
La capacité
Une petite gourde peut suffire pour une courte sortie. En revanche, une longue randonnée nécessite une plus grande réserve d’eau, surtout avec un gros chien ou lorsque l’effort est important.
La facilité d’utilisation
Le système doit permettre au chien de boire confortablement, sans manipulations compliquées.
L’étanchéité
Une gourde qui fuit dans un sac à dos peut rapidement devenir désagréable !
L’entretien
Il vaut mieux choisir un modèle facile à nettoyer et à faire sécher pour maintenir une bonne hygiène.
Le confort du chien
Certains chiens préfèrent boire dans une coupelle large, tandis que d’autres s’adaptent facilement à un petit récipient intégré.
L’important est de choisir une gourde que votre chien accepte d’utiliser et que vous trouvez pratique à transporter.
Reconnaître les signes de déshydratation et de coup de chaleur
Pendant les promenades, il est important de surveiller son chien et de respecter son rythme.
Une soif inhabituelle, une fatigue importante ou des gencives sèches peuvent être des signes de déshydratation.
D’autres symptômes doivent particulièrement attirer notre attention :
- Un halètement très intense ou inhabituel.
- Une salivation excessive.
- Une faiblesse soudaine.
- Une démarche instable ou une perte d’équilibre.
- Des vomissements.
- Une confusion, des convulsions ou un effondrement.
Ces symptômes ne sont pas nécessairement causés par la déshydratation. Ils peuvent notamment être associés à un coup de chaleur ou à un autre problème médical.
Le coup de chaleur est une urgence vétérinaire qui peut mettre la vie du chien en danger.
Il peut survenir lors d’une exposition importante à la chaleur, mais aussi à la suite d’un effort physique intense ou prolongé.
Comment réagir si votre chien présente un coup de chaleur ?
Lorsqu’on soupçonne un coup de chaleur, il faut agir rapidement.
Les recommandations vétérinaires récentes privilégient le refroidissement immédiat du chien, avant même son arrivée à la clinique vétérinaire.
Voici les principales mesures à prendre :
- Arrêter immédiatement l’activité. Amener le chien dans un endroit ombragé, frais et bien ventilé.
- Commencer à le refroidir. Verser de l’eau fraîche ou froide du robinet sur son corps, particulièrement sur le ventre et les régions où le pelage est moins dense, en veillant à bien mouiller la peau.
- Favoriser la circulation de l’air. Un ventilateur, une brise ou la climatisation peut contribuer au refroidissement.
- Contacter immédiatement un vétérinaire. Après avoir commencé le refroidissement, organiser rapidement le transport vers une clinique vétérinaire.
- Proposer de l’eau si le chien peut boire. S’il est conscient et capable d’avaler normalement, lui offrir de l’eau sans le forcer.
Il est préférable d’éviter l’alcool à friction sur les coussinets. Cette méthode n’est pas recommandée pour refroidir efficacement un chien et présente notamment un risque si l’animal lèche le produit.
L’objectif est de refroidir rapidement le corps avec de l’eau, sans perdre de temps avec des méthodes peu efficaces. Les bains de glace ne sont pas nécessaires pour appliquer ces premiers soins.
Même si le chien semble aller mieux, une évaluation vétérinaire demeure essentielle, car des complications internes peuvent apparaître après l’épisode.
Ces recommandations s’appuient notamment sur les lignes directrices vétérinaires RECOVER 2026 concernant les premiers soins chez les chiens et les chats, ainsi que sur les renseignements du Centre hospitalier universitaire vétérinaire de l’Université de Montréal.
Mes habitudes de promenade avec Falco
Je ne suis pas une grande amatrice des promenades estivales, particulièrement lorsqu’il fait très chaud.
Je préfère de loin marcher pendant les journées fraîches, à l’automne et même en hiver.
Lorsque les températures sont élevées, j’évite autant que possible les longues promenades avec Falco.
Je n’apporte pas nécessairement sa gourde lors de chacune de nos petites sorties, mais je la transporte maintenant plus souvent.
Je fais surtout attention à la température, à la durée de la promenade et aux efforts demandés.
Avec les années, j’ai appris qu’une sortie agréable pour nous ne l’est pas automatiquement pour notre chien.
Il faut observer ses réactions, respecter son rythme et adapter nos activités à ses capacités.
Quelques précautions avant de partir en promenade
Pour profiter pleinement d’une sortie avec son chien, quelques habitudes peuvent faire une réelle différence :
- Prévoir suffisamment d’eau potable pour les humains et le chien.
- Vérifier que la gourde est remplie avant de partir.
- Proposer régulièrement de l’eau pendant les efforts.
- Prévoir des pauses et des endroits ombragés.
- Éviter les activités exigeantes par temps chaud et humide.
- Adapter la distance et le rythme à la condition physique du chien.
- Ne jamais laisser son chien seul dans une voiture stationnée.
Et surtout, ne pas se fier uniquement à la présence d’un lac ou d’un ruisseau pour prévoir son approvisionnement en eau.
Deux chiens, deux souvenirs et une même leçon
Quand je repense à Opale, je la revois encore debout dans ce petit cours d’eau du Cap Tourmente.
Et lorsque je pense à notre randonnée au mont Saint-Joseph, je revois Falco en train de boire dans le creux de mes mains pendant que Pierre versait l’eau.
Deux moments bien différents, mais qui me rappellent une même chose : l’eau est un élément essentiel à prévoir lorsque nous partons à l’aventure avec nos chiens.
Une gourde ne remplace évidemment pas la vigilance, les pauses ni les précautions à prendre par temps chaud. Elle reste néanmoins un accessoire pratique pour les promenades et les randonnées.
Et si je devais retenir une seule leçon de ces expériences, ce serait celle-ci :
Avant de partir, penser à l’eau pour toute la famille, y compris nos compagnons à quatre pattes !
Sources et références
- Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV), Université de Montréal — Le coup de chaleur : https://chuv.umontreal.ca/le-chuv/hopital-des-animaux-de-compagnie/ressources/coup-de-chaleur/
- RECOVER 2026 — First Aid for Dogs and Cats, Journal of Veterinary Emergency and Critical Care : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/vec.70138
- Royal Veterinary College — Heatstroke in dogs and cats : https://www.rvc.ac.uk/small-animal-vet/teaching-and-research/fact-files/heatstroke-in-dogs-and-cats
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